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Les pigistes d’Infomer
Infomer : soutien aux pigistes grévistes
samedi 26 février 2005
Les pigistes en grève demandent notre soutien : envoyez un mél à la direction (lettre-type disponible).
Envoyer un mél au directeur de publication - responsable de la rédaction - président du directoire d’Infomer (c’est tout !) :
Lettre-type ci-dessous.
Les pigistes d’Infomer, filiale de Ouest-France, en sont à leur douzième jour de grève.
Les avancées sont millimétrique (passer de 28 à 31 euros le feuillet) et pas le moindre rendez vous de négo pour l’instant. La direction a sorti un journal allégé à 24 pages au lieu de 36, avec un avis aux lecteurs et expliquant que les pigistes sont des "journalistes indépendants à multiples employeurs".
Lire les articles précédents : La mutinerie des soutiers chez Ouest France et Infomer : on n’est pas des poissons panés
Ils ont besoin de soutien, vous pouvez envoyer le courrier type ci-dessous.
Lettre-type
Monsieur le directeur,
J¹ai appris à l¹occasion du conflit qui rassemble les pigistes des publications du groupe Infomer que les rémunérations des pigistes étaient incroyablement basses, pour ne pas dire indécentes. 28 euros le feuillet, c¹est un tarif qu¹on pourrait qualifier d¹ exploiteur. Nous sommes certains que vous pourrez rapidement donner une meilleure image d¹un groupe qui prône des valeurs chrétiennes, humanistes et de respect d¹autrui. C’est un des barèmes les plus bas, sinon le plus bas, de toute la presse française spécialisée ! Une surprise quand on sait qu¹Infomer appartient au groupe Ouest France dont les marges de profits sont conséquentes, et du coup insolentes vis à vis des rémunérations de journalistes de base rémunérés à la tâche.
Si cette grève est lancée depuis mercredi 16 février, j¹ai appris qu¹elle a rencontré un blocage ferme de votre part, après trois réunions infructueuses, alors que vous vous êtes dit " attaché au dialogue social ".
Votre dernière proposition reste 103 % en dessous des barèmes moyens pratiqués en France !
Sachez que ce mouvement est suivi de près par des gens de la profession, et plus largement par celles et ceux qui sont attentifs à un minimum de dignité dans les relations de travail.